Comment améliorer la compréhension d’Alexa, Google Assistant ou Siri ?

Les assistants vocaux font désormais partie intégrante de nos vies et nombreux sont ceux qui les sollicitent plusieurs fois par jour. Si Amazon Alexa est douée pour contrôler vos objets connectés, Google Assistant pour faire des recherches sur Internet et Siri pour répondre rapidement à un message, tous connaissent néanmoins des ratés. Heureusement, vous allez le voir, il est tout à fait possible d'améliorer la compréhension de nos assistants en les paramétrant correctement et en prenant quelques bonnes habitudes…

1 – Libérez vos microphones

Les microphones de nos appareils sont les oreilles de nos assistants. Comme ces dernières, il vous faut donc en prendre soin et les laisser libres…

  • Smartphones : attention à ne pas bloquer les micros avec vos doigts, c'est un peu comme si vous bouchiez les oreilles de votre assistant !
  • Enceintes connectées : nous vous recommandons de les placer à au moins 20 centimètres d'un mur et de passer vos commandes à distance. Alexa n'entend pas vraiment mieux si vous êtes juste au-dessus de votre enceinte Amazon Echo et Google Assistant aura plus de mal à vous comprendre si votre Nest Audio est placé dans l'angle de votre pièce. En effet, tous utilisent des microphones à longue portée paramétrés pour vous entendre de loin… Placées trop en hauteur, vos enceintes seront également moins efficaces qu'à un mètre du sol. Enfin, évitez de les placer trop près d'autres appareils électroniques tels que des fours à micro-ondes, etc.
  • Entretien des microphones : sur un smartphone, veillez à ce que les orifices ne soient pas obstrués. A l'instar de la prise USB, ils peuvent facilement se remplir de saletés. Comme tout appareil électronique, les enceintes connectées attirent la poussière, pensez à leur mettre un petit coup de chiffon de temps à autre. Les plus maniaques useront de leur aspirateur balai voire carrément d'une bombe d'air comprimé pour ne rien laisser !
  • Ajustez la sensibilité de Google Assistant : c'est, pour l'instant, le seul assistant vocal qui le permet. Avec cette option, vous pouvez ajuster la détection selon cinq niveaux pour chacune de vos enceintes ou écrans connectés. Sélectionnez l'appareil désiré et réglez la sensibilité de -2 à +2 à l'aide du curseur.
  • Spatialisation : certaines enceintes comme Echo Studio, Echo Show 10, Sonos One ou encore player Free | Devialet effectuent une spatialisation qui peut nécessiter un redémarrage en cas de changement d'emplacement. Si elle a essentiellement pour but d'optimiser la scène sonore, elle aura des conséquences sur la réfractions des ondes sonores captées par les microphones.
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Echo Show 10 : l'écran connecté à Alexa fait son effet !

2- Parlez de façon naturelle

Alexa est sourde? Google Assistant n'entend rien? Siri est bouché? Non, pas vraiment si vous leur parlez normalement et que vos enceintes sont correctement placées…

Leur crier dessus n'arrangera pas les choses, bien au contraire, car tous utilisent des algorithmes de traitement automatique du langage naturel. Oui, nous avons bien dit naturel, il ne sert à rien de hausser le ton et il est tout aussi inutile de leur parler de façon robotique.

Bref, faîtes des phrases complètes et usez d'un ton normal, comme s'il s'agissait d'un proche. Vous verrez, votre assistant vocal vous comprendra mieux et c'est quand-même bien plus agréable au quotidien, n'est-ce pas ?

Toujours à l'écoute, les algorithmes de reconnaissance du langage naturel doivent isoler la phrase du bruit de fond, y détecter les fameux “wake words” ou mots d'activation, et repérer le début ainsi que la fin de cette phrase avant de pouvoir l'analyser. Le tout dans un flux de parole continu qui peut être ponctué de pauses plus ou moins longues. Autant dire que l'exercice est complexe.

3- Créez des empreintes vocales

Les trois principaux assistants du marché offrent des options permettant d'améliorer leur précision, n'hésitez pas à les utiliser !

Configurer des profils Alexa :

Alexa peut reconnaître jusqu'à six personnes différentes et utiliser deux langues sur le même compte, pratique si vous avez des membres de votre famille avec des accents étrangers. C'est un processus simple et rapide, mais l'amélioration se fera également progressivement et votre assistante deviendra plus efficace avec le temps…

  • Ouvrez votre application Alexa,
  • Allez sur Plus > Paramètres,
  • Ouvrez “Votre profil”,
  • Dans “Voix”, sélectionnez “Gérer”.
  • Créez un profil vocal en suivant les instructions. Alexa vous demandera de répéter une série de mots et sera ensuite capable de vous identifier. Demandez-lui, “Alexa, qui suis-je ?” pour vérifier et elle devrait vous appeler par votre prénom. C'est une fonctionnalité indispensable qui s'avère par ailleurs très pratique pour personnaliser vos routines, ne pas avoir à donner de mot de passe pour certaines fonctionnalités comme le désarmement de votre alarme, etc…

Configurer des empreintes vocales Google Assistant

  • Ouvrez votre application Google Home,
  • Sélectionnez sur votre profil en haut à droite,
  • Allez dans Paramètres de l'Assistant Google > Voice Match
  • Cliquez sur “Empreinte vocale” et suivez les instructions.

Apprendre des mots à Siri :

L'assistant d'Apple n'est pas en reste et vous l'avez d'ailleurs probablement déjà entrainé à reconnaître votre voix lors de la configuration de votre iPhone.

  • Ouvrez les Paramètres iOS,
  • Cliquez sur “Siri et Recherche
  • Réactivez l'interrupteur dans “Écouter « Dis Siri »”.

Suivez les indications pour terminer le processus de configuration.

“Entraîner son assistant vocal est primordial !”

4- Entrainez votre assistant

Entraîner son assistant vocal est primordial ! En tant que “early user”, ou utilisateur de la première heure en français, votre participation aux programmes d'amélioration est précieuse et permet d'augmenter considérablement l'efficacité de votre assistant.

En effet, les assistants vocaux utilisent des algorithmes d'intelligence artificielle en constante évolution. Bien qu'ils soient appelés à utiliser plus largement l'apprentissage profond, le fameux deep learning, ils utilisent encore principalement lapprentissage machine, ou machine learning. Bien le premier leur permet d'évoluer d'eux-mêmes grâce aux appréciations des utilisateurs, le second nécessite encore une intervention humaine afin leur fournir les caractéristiques discriminantes des données et de leur signifier puis corriger leurs erreurs de classification. C'est indispensable pour que, par la suite, ils soient capables de classer seuls les informations inconnues similaires.

Vous comprendrez donc sans mal qu'il faut, d'une part, un grand nombre de données pour entraîner une IA et, d'autre part, que des humains puissent y accéder en cas d'erreurs. Plus il y a de données, plus l'IA est performante, moins il est nécessaire de la corriger.

En effet, les IA se nourrissent de données, les fameuses datas dont on parle tant… A force de lire les articles sensationnalistes de certains sites, qui bien souvent entretiennent les peurs dans le seul but de générer du trafic, vous craignez probablement que votre assistant en collecte trop. Cela est compréhensible, mais gardez à l'esprit que tout verrouiller n'est pas une bonne idée pour autant.

Entre-nous, au vu des requêtes que nous formulons 99% du temps, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure… A moins que vous ne soyez agent secret ? Dans ce cas, vous pouvez très bien utiliser votre “légende”…

Nous vous invitons à laisser votre assistant vocal collecter un maximum de données.

En effet, soyez bien conscient qu'en ne lui permettant pas de collecter des informations, vous entravez l'apprentissage de votre assistant et son adaptation à vous. C'est un peu comme si, tous les soirs, vous effaciez la mémoire de votre enfant après sa journée de classe. Autant dire que son éducation risque ainsi d'être laborieuse. Il en va de même pour votre assistant vocal qui ne peut dès lors que progresser grâce aux données des volontaires qui n'ont, probablement, pas la même façon de s'exprimer que vous, des accents différents et des habitudes incomparables.

Notre expérience de bêta-testeurs d'Alexa nous l'a d'ailleurs prouvé car, si nous devions régulièrement lui indiquer ses erreurs et la corriger il y a 3 ans, ça n'est (presque) plus du tout le cas aujourd'hui… Et, pourtant, certains se plaignent encore de problèmes de compréhension voire de surdité. Que leur répondre? De faire comme nous, tout simplement, et d'éduquer au quotidien leur assistante vocale.

D'ailleurs, si vous utilisez Alexa et vous sentez l'âme d'un enseignant d'IA, vous pouvez aller encore plus loin en reportant les réussites comme les échecs de votre assistante. Pour ce faire, rendez-vous dans “Consulter votre historique vocal” et signalez-les à Amazon à l'aide des fameux pouces bleus. Notez que vous pouvez aussi envoyer un message plus exhaustif dans la rubrique Aide de votre application Alexa.

Autre exemple très probant, celui d'Amazon Music. Si vous venez d'acquérir Alexa, il y a peu de chances qu'elles vous fournissent vos titres préférés lorsque vous lui demandez simplement “joue de la musique“. Par contre, si vous passez quelques semaines à lui donner des titres / styles précis, à lui dire que vous aimez bien ou n'aimez pas du tout tel ou tel titre, vous verrez qu'elle progressera dans ses choix jusqu'à atteindre le sans faute ! Ou presque.

C'est de l'apprentissage machine : Alexa étiquette vos choix et les retient. Par contre, si vous lui effacez sa mémoire le soir, forcément…

D'ailleurs, notez que vous pourrez toujours supprimer d'éventuels enregistrements que vous jugeriez comme sensibles chez Amazon comme chez Google…

En conclusion, vous l'aurez compris : si votre assistant vocal ne comprend rien, c'est peut-être un peu de votre faute. Vous avez désormais en main tout ce qu'il faut pour optimiser au mieux votre utilisation. Notez qu'il faut parfois chercher un peu l'emplacement idéal d'une enceinte et plusieurs semaines / mois pour que l'amélioration de sa compréhension soit notable. Mais dîtes-vous bien que, si vous n'avez pas essuyé les plâtres de leurs débuts comme nous, les progrès faits ces quatre dernières années sont assez impressionnants et qu'ils ne sont pas près de s'arrêter en si bon chemin… Bref, relativisez, et surtout amusez-vous !
Fasciné par Alexa depuis le jour où je l'ai reçue en bêta test, je me suis peu à peu passionné pour le sujet, avant de me décider à aller plus loin en créant un site avec Jean-Christophe. Une activité qui me permet d'étancher ma soif de nouvelles technologies et de partager mes découvertes sur la plus sympathique des communautés : Les Alexiens.