Test Mammotion Yuka Mini 2 (Vision) : la tonte robotisée… à vue de nez !

Mammotion Yuka Mini 2 (Vision)

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Prix au : 12 juillet 2026 10 h 29 min

Les robots tondeuses se multiplient dans les jardins, un peu comme les aspirateurs robots : on en trouve partout, à tous les prix et pour tous les usages. Après l’époque maudite (ou pas) des fils périmétriques, puis le bien venue (ou pas) GPS RTK, voici venir une nouvelle génération : celle des robots qui tondent uniquement grâce à leurs yeux, ou plutôt grâce à des caméras bardées d’IA.

C’est dans cette catégorie que s’inscrit le Mammotion Yuka Mini 2 Series, ex-Yuka Mini Vision, que nous avons testé pour vous. Un modèle qui reprend l’ADN de la gamme Yuka – compacité, plateau flottant, simplicité – mais qui abandonne totalement le module RTK. Pas d’antenne, pas de mât, pas d’alignement GPS… Mais du Net RTK. Le Yuka Vision, son nom de code, se guide comme un robot aspirateur, mais dehors, avec une vision stéréo et un traitement d’image en continu. Proposé entre 899 et 1299 € hors promotion, il vise les utilisateurs à la recherche d’un robot tondeuse simple à installer, utilisable même dans les zones « blanches », capable de travailler sous les arbres et entre deux murs sans jamais perdre le nord… ou presque.

Mammotion Yuka Mini 2 Series : une nouvelle vision du robot tondeuse

Unboxing

Créée en 2022, Mammotion est devenue une marque incontournable du marché des robots tondeuses dont elle est même devenue tout récemment le leader mondial. Une prouesse qui s’explique par la qualité de ses produits, performants et innovants, mais également par sa large gamme qui compte désormais pas moins de 9 références. Il y en a donc pour tous les goûts et tous les budgets.

Notre test du Yuka Mini 2 a débuté en septembre 2025 et, après une trêve hivernale, nous l’avons remis en service quelques jours avant le printemps. Autant dire que nous avons eu le temps d’examiner ce robot tondeuse sous toutes ses coutures. Entre-temps, celui qui s’appelait au départ Yuka Mini Vision a d’ailleurs été renommé, et bien que nos tests aient porté sur la version 700 devenue 800, les informations ci-dessous sont toujours valables pour les Yuka Mini 2 500, 800 et 1000. Ces deux dernières versions diffèrent simplement par la présence d’un Lidar. Le fonctionnement de base est identique mais vous y ajouter un système laser comme les aspirateurs robots pour plus de précision dans les déplacements.

Le Yuka Mini 2 est livré dans un emballage compact et robuste, autour de 16 kg… Attention à votre dos. La présentation reste sobre, avec un visuel, les caractéristiques principales affichées en façade et notamment le fait de fonctionner sans GPS et la mention des 700 m² de surface conseillée, ce qui correspond à ce que le robot peut tondre quotidiennement. Mais cette surface peut être augmentée de 50% au maximum.

Niveau design, on reconnaît immédiatement le lien filial : même silhouette ophidienne que les premiers Yuka Mini, même plastique gris mat de très bonne qualité (résistant aux UV), même format compact et solide. Les grosses roues arrière crantées inspirent confiance et assurent une bonne adhérence, même si nous restons ici sur un robot à deux roues motrices, pas conçu pour les terrains les plus chaotiques. Donc à peu de chose près, nous avons devant nous un Yuka Mini. Il fait 52,5 × 41,3 × 28 cm pour un poids de 10 Kg environ.

La différence majeure et la grande nouveauté se situent à l’avant : le robot embarque désormais 3 caméras. Une caméra RVB centrale, deux caméras latérales pour mesurer les distances et analyser le terrain, ainsi qu’une LED permettant d’éclairer les zones plus sombres afin d’améliorer la vision même sous les arbres. C’est ce trio de capteurs optiques qui remplace totalement le GPS RTK. Le robot détecte, analyse et cartographie en temps réel l’ensemble de votre jardin grâce à cette vision (d’où le nom initial de Yuka Mini Vision). Nous reviendrons plus en détail là-dessus au cours du test.

À noter qu’il n’y a toujours pas de pare-chocs physiques : la détection se fait avant contact, grâce à la vision… normalement. En cas d’impact malgré tout, le robot détectera un arrêt brusque de ses moteurs, mais il doit en théorie éviter la majorité des collisions.

Sur le dessus, rien de très différent pour qui connaissent la gamme Mammotion.

On retrouve :

  • ON/OFF : Appuyez longuement pour allumer ou éteindre le robot.
  • 🏠: Retour à la base. Il ne fonctionne pas seul mais avec le bouton START en bas à gauche. Appuyez sur le retour à la base et ensuite sur le second pour que le YV aille se charger
  • 🌿 : Bouton « herbe ». Lui aussi fonctionne avec START, de la même façon, pour envoyer le robot tondre ou le déverrouiller si le bouton Stop a été engagé. Appuyez 2 fois dessus pour faire descendre le plateau de coupe pour pouvoir nettoyer le tout.

Au milieu de ces boutons se trouve une molette qui va servir à régler manuellement la hauteur de coupe, de 20 à 60 mm avec des crans de 5 mm. Juste aussi un triangle rouge joue le rôle d’arrêt d’urgence. Il y a également, un peu plus haut, une clef de sécurité qu’il faut mettre en place afin de pouvoir utiliser le robot. Il est recommandé de la retirer avant de changer les lames ou autres pour éviter d’y laisser des morceaux de doigts. Une clef d’avance est fournie.

Juste à la base arrière du bloc optique, les 2 petites picots inox sont en fait le capteur de pluie. Si de l’eau s’y dépose, le courant passe et le robot ne va pas tondre (si vous l’avez paramétré ainsi). Il y a également une partie avec 4 LED permettant de connaitre la charge de la batterie : 0, 25, 50, 75 et 100%. Le robot va se recharger à 15%.

Pas de changement non plus concernant les « yeux » latéraux, en forme de fente, de notre Yuka qui servent d’indicateurs lumineux, visibles lors de son utilisation :

  • Vert fixe : R.A.S.
  • Vert « respirant » : mise à jour ou le robot se recharge
  • Bleu clignotant : bouton STOP activé, batterie faible, coincé, pas de clef de sécurité ou robot ne touchant pas le sol.
  • Rouge fixe : dysfonctionnement du système ou une mise à jour échouée
  • Eteint : le robot est hors tension, en veille ou encore l’affichage est désactivé dans l’application…

En enlevant le capot, il y a également la possibilité de cacher un AirTag ™ dans un emplacement dédié pour toujours le trouver si vous vous le faites voler (d’autant qu’il n’a pas de GPS).

Regardons le bloc optique. C’est lui le cerveau de ce Yuka Mini 2. Son fonctionnement repose sur un système de V-SLAM, une technologie couramment utilisée sur les robots aspirateurs haut de gamme. Les trois caméras analysent en continu le terrain, créent une « carte 3D » du jardin et localisent le robot dans l’espace. Il n’y a donc pas besoin de vue du ciel pour le GPS, ni du réseau mobile, ni d’un RTK. Cela le rend particulièrement efficace sous les arbres, près des murs, le long des haies ou dans des zones couvertes. Il va détecter plus de 300 types d’obstacles grâce à son IA embarquée et distinguer les objets fixes et mobiles. Comment cela fonctionne ?

Il y a donc trois caméras :

  • Une Caméra RVB (Couleur). C’est « l’œil analytique » du robot. Elle sert principalement à la détection précise des limites du terrain. Grâce à l’IA, elle distingue physiquement l’herbe des autres surfaces (terrasse, gravier, massifs de fleurs). C’est elle qui permet au robot de longer les bordures au plus près sans avoir besoin de câble périmétrique.
  • Deux caméras monochromatique :
    • La première assure une mesure de distance stable. En effet, ce type de caméra permet de capturer les détails de contraste et de mouvement sans être « éblouies » par des variations brusques de couleurs. Elle aide le robot à évaluer sa vitesse de déplacement et sa position par rapport aux objets fixes.
    • La seconde (Vision Binoculaire) assure la perception 3D et la profondeur. En fonctionnant avec la première caméra monochrome, elle crée un effet de vision stéréoscopique (similaire à la vision humaine). Cela permet au robot de « voir » le relief et d’identifier les obstacles (animaux, jouets, outils oubliés) pour les contourner.

Le Yuka Mini 2 800 intègre également une nouvelle puce de calcul capable de traiter dix mille milliards d’opérations par seconde. Mais quand on voit que le cerveau humain traitre 10 bits par seconde (en gros 1 milliard), la quantité n’est pas forcément gage de qualité.

 

Sur l’arrière du robot, on retrouve un capteur Infrarouge qui sert de guide de précision pour l’entrée au dock de chargement, fonctionnant de manière similaire à un aspirateur robot pour un alignement avec les bornes. Les contacteurs pour la base sont des lamelles métalliques situées de chaque côté de l’appareil. En dessous du capteur se trouve le compartiment batterie. Celle-ci est amovible et peut être retirée simplement en ôtant deux vis, ce qui est un excellent point pour la réparabilité du produit et l’environnement.

La batterie Li-ion de 4,5Ah permet de tondre pendant 120 minutes pour une charge de 115 minutes. Cette autonomie lui permet de couvrir jusqu’à 200 m² par cycle de charge, ce qui est intéressant même si le temps de recharge peut paraître un peu long. Toutefois, dans la pratique, le robot optimise ses trajets : il retourne à sa station dès qu’il atteint 15% de batterie. Par conséquent, la durée réelle de tonte et le temps de charge effectif en cours de travail sont légèrement plus courts que pour un cycle 0-100%. On considère donc 200 m² en 4h, donc environ 4 cycles entiers sur 14 heures, ce qui nous amène au 700 à 800 m² par jour.

Le dessous du Yuka Mini 2 est identique à celui du Yuka Mini 800. Contrairement aux modèles quatre roues motrices (AWD) comme le Luba Mini, les roues arrière (20 x 8 cm) sont ici les seules roues motrices. À l’avant, on retrouve des roulettes pivotantes à 360° de 10 cm de diamètre et 5 cm de largeur (une conception proche de ce que l’on voit sur le Stiga A500). Ce choix technique implique que ce robot n’est pas fait pour passer sur des terrains trop accidentés. Pour le soulever, une poignée est positionnée sur l’avant, au niveau du peigne anti-scalping.

Le plateau de coupe du Yuka Mini 2 comporte 5 lames aux dimensions standards de la marque (type rasoir de 3,5 x 2 cm). Un autre jeu de lames avec les vis est fourni d’avance par Mammotion.

Pour une efficacité maximale, il est conseillé de :

  • Changer le sens des lames après 50 h de tonte (grâce au système de double trou sur chacune d’elles).
  • Installer des neuves au bout de 100 h (le pack de 24 se rachetant environ 55 €).

Afin d’éviter la casse dès la première pierre touchée et pour garantir votre sécurité lors de la manipulation, ces lames sont mobiles à 360°. La largeur de coupe est de 19 cm et la hauteur de coupe est réglable de 20 à 60 mm.

 

Pour assurer son chargement et être prêt à tondre à tout moment, le Yuka Mini 2 utilise sur une station de charge de 43,5 x 61,5 x 28 cm. C’est exactement la même que les autres références Mini. Livrée en deux parties à assembler par vissage, elle se compose d’un socle de guidage et d’une colonne technique à l’arrière. Le système d’amarrage est particulièrement bien pensé avec son guidage Infrarouge (IR). En effet, elle comporte 3 capteurs infrarouges qui vont permettre au robot, une fois à proximité, de communiquer avec la base et permettre une approche en marche arrière. Cela évite en plus les interférences que l’on peut parfois rencontrer avec les systèmes à fil basse tension.

Pour la charge, le robot va se glisser entre deux larges plaques métalliques rectangulaires situées sur la partie haute de la station. Notez que ce dock ne contient pas de module de localisation propre et qu’il est donc possible de l’installer où l’on veut. La fixation est prévue pour tous les types de supports : 4 tirefonds en plastiques pour un sol meuble et 4 vis à expansion pour les sols durs.

La différence avec les autres versions est la présence d’une mire avec 4 points blancs qui viendra se mettre sur le support sous le capteur IR. Cela permettra à la tondeuse de reconnaitre la station en passant à proximité et d’éviter de tondre dessus ou de s’y bloquer. Mais en pratique, la mire tient très mal et le résultat n’a pas toujours été à la hauteur de nos attentes.

Elle comporte également deux câbles, mais seulement un servira. En effet, comme c’est la même station que pour les autres références, seul le connecteur triangulaire sera utiliser pour y rattacher une rallonge secteur. Le tout fait environ 5 m. L’autre connectique (ronde) sert à brancher une station RTK, qu’il n’y a pas.

Côté accessoires, vous trouverez un tournevis, un jeu de lames d’avance, des piquets pour tenir le câble au sol, une clef de sécurité en plus, un pinceau pour nettoyer le dessous du robot…
L’entrée en matière du Yuka mini 2 800 est donc en grand partie un copier-coller du Yuka Mini 800 mais la différence n’est pas anecdotique, c’est même son atout principal : fonctionner sans GPS grâce à une reconnaissance visuel de son environnement ou au Net-RTK.

Caractéristiques techniques

Regardons de plus près les caractéristiques du robot en lui-même :

  • Marque : Mammotion
  • Modèle : Yuka Mini Vision Series (700) ou Yuka Mini 2 (800)
  • Surface de tonte optimale : 500, 700, 800 et 1000 m²
  • Surface de tonte maximale : 750 à 1500 m²
  • Multizones : oui, jusqu’à 5.
  • Batterie : Lithium-ion de 4,5 Ah / 21,6V. Démontable.
  • Autonomie : 120 min
  • Temps de charge : 115 min
  • Dimensions en cm : 52,5 x 41,3 x 28,1
  • Poids : 10 Kg

Station de charge :

  • Alimentation : 100-240V, 50/60 Hz, 1,5A en entrée et 28V CC, 2,15A et 60,2W en sortie
  • Dimensions en cm : 43.5 x 61.5 x 28
  • Protection : IPX6
  • Technologie d’entrée à la station : système Infra-rouge.
  • Température d’utilisation : 4 à 45°C
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Prix au : 12 juillet 2026 10 h 29 min

Le Yuka Mini 2 (ou Vision) a une très bonne autonomie et des caractéristiques techniques très intéressantes, bien qu’identiques à celle du Yuka Mini. Son gros avantage, et sa raison d’être, concerne sa navigation qui ne s’appuie pas sur une station GNSS RTK traditionnelle, mais sur une autonomie complète avec son système de vision à 3 caméras ou / et une connectivité en 4G ou Wi-Fi. En effet, de base, seule la navigation par caméras était disponible et reste son mode de déplacement principal, ce robot étant avant tout destiné aux jardins n’ayant pas de couverture GPS voire 4 G. Dans ces cas, c’est sa « vision » qui va lui permettre de se déplacer. Mais des mises à jour de la version de base (Vision) ont permis d’intégrer un palliatif au GPS avec le Net RTK (iNavi chez Mammotion) qui va utiliser le réseau 4G ou le Wi-Fi pour une localisation précise (2 à 3 cm). Dans tous les cas, pas de base RTK nécessaire. La détection des obstacles repose sur son système de triple caméra et sur l’algorithme UltraSense AI Vision..

En revanche, le Yuka Mini 2 800 n’est pas destiné aux terrains difficiles car il ne dispose que de deux roues motrices. Un autre point de vigilance concerne le réglage de la hauteur de coupe qui s’effectue manuellement en tournant une molette physique. Cela limite l’intérêt de la gestion multi-zones, car bien que l’on puisse définir jusqu’à cinq zones de tonte, il est nécessaire de changer physiquement la hauteur de coupe entre deux « parcelles » si on veut des hauteurs différentes. Son plateau de coupe flottant, qui avait fait des merveilles lors de notre dernier test, est toujours un point fort.

Vous l’aurez compris, le Yuka Mini 2 est avant tout destiné aux jardins simples (clos, sans trop d’obstacles…) n’ayant pas couverture GPS ou de réseau GSM. Et cela peut concerner pas mal de foyer en campagne. Mais il peut aussi satisfaire les personnes ne voulant pas passer du temps à configurer une antenne RTK ou ayant un jardin sans vue sur le ciel assez importante (beaucoup d’arbres, bâtiments…). Nous vous rappelons en effet que les station RTK doivent avoir une fenêtre de vision sur les cieux de plus 120°, 10 satellites minimum visibles, à plus de 2 m d’un mur…

Mammotion Yuka Mini 2 Series : installation et utilisation

Avant de passer à l’installation physique, il est nécessaire de mettre en place la base. Pour cela, rien de plus simple en l’absence d’antenne annexe. Vous pouvez la placer où vous le voulez. Mais sur la limite de la zone de tonte afin de ne pas gêner le robot. Mettez ensuite les tirefonds et aller la brancher au secteur. Si votre prise n’est pas couverte, trouvez un moyen de la protéger de la pluie. Et voilà, on ne fait pas plus rapide. Mais il faut ensuite faire l’installation via l’application. Allumer le robot pour commencer (bouton ON/OFF).

 

Il vous faudra utiliser l’application Mammotion (iOS et Android), de créer un compte et de valider les accès demandés (comme le GPS, le BTE, la caméra…). Sur la page « Appareil », allez sur « Ajouter ». Vous verrez apparaitre votre Yuka qui est détecté via le Bluetooth. Appuyez sur les « + » en face du nom du robot pour l’installer. En quelques secondes, le Yuka est connecté. Configurez ensuite la station de charge en appuyant sur suivant. Une infographie vous donnera des conseils pour la mettre en place (ce qui est étrange car en générale on commence d’abord par cela) et faite terminer. Let’s Start, cela vous a pris 2 minutes maximum. Il est fort probable qu’une mise à jour logicielle soit nécessaire dès le premier démarrage. Si la couverture 4G dans votre jardin est capricieuse, n’hésitez pas à rapprocher le Yuka de votre box internet : la connexion Wi-Fi devient alors pratiquement indispensable pour un bon téléchargement car ces mises à jour peuvent s’avérer assez longues.

Paramétrage du Yuka Mini 2

En cliquant sur le bandeau supérieur de l’écran d’accueil de l’appareil (celui qui affiche la 4G et le Bluetooth.), vous accédez à un aperçu détaillé de la qualité de vos connexions : 4G, Wi-Fi et le Bluetooth. La connectivité 4 G est nécessaire pour utiliser votre robot à distance et pour le pilotage hors mode visuel. Cela est gratuit 3 ans mais passé ce temps il vous faudra prendre un abonnement annuel à 49,90€. C’est dommage quand on pense que c’est un abonnement par robot et que certains concurrents offrent ce même service gratuitement et à vie (du produit).

Nous avons parlé de la partie Wi-Fi, mais si ne l’avez pas encore configuré sur l’application, cela est assez simple. Cliquez en haut à droite sur le petit hexagone noir et allez dans « Paramètres du réseau ». Profitons en d’ailleurs pour regarder les paramétrages généraux possibles. Tans que nous sommes dans les paramètres, il y a plusieurs options et sous options disponibles.

  • Informations sur l’appareil (cliquez sur la tuile où il y a le nom du robot et « gérer le robot, les réseaux et autres paramètres) :
    • Nom du robot, numéro et modèle
    • Partage de la gestion : pour partager la gestion du robot avec une autre personne via un QR Code ou un compte. Cela permet, si vous êtes plusieurs dans votre foyer, que chaque personne puisse le piloter si nécessaire.
    • Version du robot et du micrologiciel (donc la gestion des mises à jour), paramètres réseau, télécharger les journaux, redémarrer le robot et restaurer les paramètres d’usine.
    • Entretien : informations comme la durée totale de fonctionnement, les kilomètres parcourus ainsi que le temps de fonctionnement restant de la lame. Et dans cette partie, vous avez la possibilité de vous mettre un rappel pour changer les lames au bout de 100 h.
  • Rapport de tonte : vous aurez ici un historique de vos tontes mais aussi le temps et le CO2 que vous avez économisés par rapport à une tonte avec une tondeuse thermique, la surface tondue…
  • Paramètre réseaux : pour gérer vos Wi-Fi
  • Télécharger les journaux : utile en cas de problème pour les envoyer au service technique.
  • Caractéristique bêta : vous pourrez tester le DropMow. C’est une option permettant de prendre le robot et le poser dans n’importe quelle zone close non cartographié et de le faire tondre. Le robot viendra faire son œuvre en se basant sur les limites physique (clôture) du terrain. Pas de base, pas d’installation, rien…
  • Unité : métrique ou impériale
  • Paramètre de tâche :
    • Période sans tonte : cela permet de définir une plage horaire pendant laquelle la tondeuse ne se lancera pas. Attention à ne pas faire chevaucher la fin de la période sans tonte et le début d’une activité programmée. Par exemple, si vous décidez que la période sans tonte s’arrêt à 8h du matin et que le début de l’activité commence à 8 h, cela ne fonctionnera pas. Il faut donc, comme dans notre cas, la faire arrêter une minute avant par exemple.
    • Paramètres d’itinéraire : c’est la façon que le robot va adopter pour entrer à la charge. Soit il y va en suivant le périmètre de tonte soit en chemin direct.
    • Vitesse de la lame : 3 vitesse possible (lente, moyenne et forte).
  • Fonctions de sécurité :
    • Protection contre la pluie : quand il pleut, le capteur de pluie s’active et le robot ne sortira pas, ou rentrera à la base, pour ne pas dégrader la pelouse.
    • Sécurité de la faune : en activant cette option, quand la nuit tombe, soit vous tondrez à vitesse réduite soit vous arrêtez totalement la tonte. Cela fin d’éviter de faire du pâté de niglo (la population d’hérisson a baissé de plus de 95% en 100 ans).
  • Paramètres du robot :
    • Batterie et chargement : c’est une sous-option qui permet de définir la limite de charge (personnalisé ou intelligent) afin de faire durer la batterie, de même que le niveau de batterie auquel il ira se recharger et celui pour reprendre la tâche en cours.
    • LED latérale : activer ou non les LED.
    • Éclairage automatique : le phare LED s’allumera en cas de luminosité trop faible pour aider le système de vision mais aussi lors du passage de nuit.
    • Voix : choisissez une voix, homme, femme ou rien et son volume.
    • Paramètres de la carte : choix entre vue satellite ou par défaut (schéma), alignement de la carte (possibilité de la faire bouger pour la coller au plus proche du terrain), changer la place de la station de charge ou encore supprimer la carte).
    • Fonctionnement manuel : pour s’en servir manuellement. Cela vous renvoie sur la carte afin de pouvoir le piloter où vous le souhaitez.

Si les onglets « Service » et « Moi » de l’application présentent moins d’intérêt au quotidien, la section dédiée aux assistants vocaux mérite tout de même que l’on s’y attarde, ne serait-ce que pour mettre en avant ses lacunes actuelles. Sur le papier, l’écosystème Mammotion promet une compatibilité avec Alexa et Google Home. La configuration semble d’ailleurs en place : il suffit de lier son compte dans l’onglet « Moi » pour que l’appairage se fasse automatiquement, après avoir à télécharger la « skill » ou le add-on. Cependant, avec Alexa, les commandes restent extrêmement basiques (lancer, suspendre ou renvoyer le robot à sa base) et l’intégration dans des routines personnalisées est impossible. De plus, si les commandes tactiles fonctionnent via l’application Alexa, le pilotage à la voix s’avère totalement inexistant. Le constat est encore plus sévère pour Google Home, où absolument rien ne fonctionne, que ce soit manuellement ou par commande vocale. Il est d’ailleurs surprenant de constater que seuls les anciens modèles Luba 2 et Yuka apparaissent dans la liste de sélection lors de l’appairage. En l’état, l’intérêt d’utiliser une application tierce pour des commandes bien moins complètes que celles de l’application native Mammotion est sans intérêt. Une fonctionnalité à oublier pour le moment, en attendant une éventuelle mise à jour corrective, que nous espérons.

Création de la zone de tonte

Il est maintenant nécessaire de passer à la création d’une zone de tonte. Il est noté que le test a été commencé en septembre 2025 et qu’à ce moment-là, il n’y avait qu’une seule possibilité de cartographie. Il vous fallait faire sortir le robot de la station, le laisser découvrir son environnement en tournant sur lui-même, le piloter manuellement vers le centre d’une première zone, valider, le laisser tourner sur lui-même pour tout visualiser et faire cela à intervalles réguliers. Puis il embrayait ensuite une cartographie globale pour raccrocher tous les morceaux. Et là… rien n’allait. Pour être francs, nous avons mis le robot tondeuse dans la pire des configurations possibles pour lui : un terrain accidenté, sans clôtures (un simple filet sur une zone) et avec des arbustes.

Il a été impossible de finaliser une carte à proprement parler. En effet, en l’absence de clôture, le robot ne trouvait aucune limite à la zone et partait dans le champ à côté, ne finalisait rien. Il a fallu mettre au fur et à mesure des morceaux de bois pour faire un semblant de clôture mais cela n’était pas probant. Après plusieurs jours de galère, une carte a enfin plus ou moins émergé, mais sans que cela ne soit concluant dans la tonte (on y reviendra dans la partie utilisation un peu après). Une mise à jour était attendue fin novembre afin de prendre en charge la possibilité de faire des zones de tonte en venant délimiter la périphérie de la surface. Beaucoup plus simple dans notre cas donc, mais elle a mis du temps à arriver et l’hiver s’en est venu.

Nous voici presque au printemps 2026, le Yuka Vision ressort de sa léthargie et la mise à jour (bien d’autres vont suivre) est disponible. Suite à cette update, la façon de cartographier a été totalement revue.

Nous avons maintenant deux façons de cartographier :

  • Cartographie automatique : elle est adaptée aux pelouses qui ressemblent à quelque chose de connu, autrement dit planes, sans obstacles et surtout closes. La façon de faire est assez proche de l’ancienne version. Vous mettez le robot sur un point et vous le laisser découvrir son environnement. La carte se fera au fur et à mesure sans que vous ayez besoin d’intervenir.
  • Cartographie manuelle : c’est l’option tant attendue ! Vous pouvez désormais piloter votre robot manuellement avec les joysticks virtuels tout autour de la zone à tondre. Parfait pour les terrains non clos et/ou avec des formes inégales. Par contre, cela ne fonctionne que si vous avez un réseau 4G ou par défaut du Wi-Fi sur toute la surface à cartographier.

Si, comme nous, vous êtes dans le pire des cas – à savoir sur un terrain compliqué, avec un réseau 4G pas assez bien capté par le robot (il peut y avoir une différence entre ce que vous captez avec votre smartphone et ce que capte le robot) et un Wi-Fi qui ne couvre pas tout votre extérieur – il vous reste encore une possibilité.

Dans ce cas, faite faire le début d’une cartographie automatique et validez une première portion. Votre pelouse est donc bien plus petite que ce que vous voulez. Allez sur votre carte et créez une zone. Mettez votre robot sur une partie déjà cartographiée puis allez sur votre « nouvelle pelouse », sélectionnez « nouvelle pelouse » et pilotez votre robot sur tout le pourtour de la zone que vous voulez créer. Quand la boucle est close, faites « terminer » et vous avez une seconde pelouse, dont la forme est parfaitement adaptée à votre terrain.

Une fois que vous avez créé votre carte, la zone de tonte apparaît en vert. Pour y accéder, ouvrez l’application, il suffit de se connecter au robot en appuyant sur son image depuis la page d’accueil. Sur la droite de l’écran, 5icônes sont à votre disposition :

  • En haut : Retour à la base
  • Au milieu : Centrer la vue sur le robot
  • En bas : Paramètres
  • Encore un peu plus en bas : Allumer la LED en guise de phare
  • FPV : Vue à la première personne. Regardez votre jardin à travers la caméra de votre robot. Pratique pour regarder ce qui se passe chez vous. Mais il faut un bon réseau (et un abonnement 4 G) et le rendu est un peu long et saccadé. C’est un gadget intéressant, ne nécessitant pas à lui seul l’abonnement 4G quand il vous sera nécessaire de le renouveler (au bout de 3 ans).

Vous avez également un cartouche sur le bas avec 4 icones, liée chacune des actions spécifiques :

  • ▷ , tondre : envoyer votre robot tondre. On verra un peu plus en détails ce qui se passe quand vous appuyez dessus.
  • 🎮, manuel : piloter manuellement le Yuka mini 2, pour tondre ou l’amener à un endroit spécifique
  • 🏽, créer : 6 possibilités :
    • Zone : pour faire des zones supplémentaires. C’est ce que nous avons utilisé pour la création de la surface de tonte.
    • Corridor : étape incontournable si votre jardin est découpé en plusieurs sections. Pour que le Yuka Mini 2 800 puisse circuler de manière autonome, il est impératif de tracer des chemins virtuels reliant chaque zone entre elles. Sans cela, le robot sera incapable de rejoindre automatiquement une nouvelle parcelle ou même de retourner à sa station de charge si celle-ci se situe dans une zone distincte. La création ressemble à celle utilisée pour délimiter une zone interdite, à la différence près qu’il s’agit ici de tracer une ligne entre deux points.
    • Zone interdite : la création de zones interdites permet de définir les surfaces où le robot ne doit pas s’aventurer. Pour éviter que le Yuka ne se bloque sur une souche, n’abîme ses lames sur des pierres ou ne tonde par erreur un parterre de fleurs, il suffit de délimiter ces périmètres qu’il contournera. La procédure est identique à celle d’une zone de tonte classique : il vous suffit de piloter le robot manuellement pour lui faire parcourir le contour de l’obstacle et finaliser la boucle. Il n’y a pas de restriction de nombre.
    • Clôture virtuelle : contrairement à une zone interdite, une clôture virtuelle est une droite que le robot ne passera pas. Pour la créer, il y a juste un tracer un train via l’application (pas de manipulation du robot). Mais en pratique, c’est totalement inefficace. Lors de nos tests, le robot n’a jamais été arrêté, ou presque, par ce type de limite.
    • Zone de passage : ces zones sont utiles dans le cas où une zone de tonte est éloignée du robot et qu’il doit passer par un chemin ou autre où vous ne souhaitez pas qu’il tonde. C’est donc un chemin virtuel pour l’amener sur place.
    • Motif : Si vous voulez vous amuser et avoir un jardin qui vous ressemble, vous pouvez ajouter des motifs sur votre pelouse : des lettres, des formes, des mots… Ce sont des zones qui seront un peu moins tondu que le reste pour les rendre visibles.
  • 📝Modifier : pour modifier la carte comme refaire une zone, fusionner un multizones…

Une fois votre jardin configuré, vous pouvez lancer la tonte selon deux modes : une intervention ponctuelle (démarrer) ou une programmation (+ Programme). Les réglages disponibles sont identiques pour les deux options, la seule différence étant qu’avec la planification, la tonte se lancera automatiquement sur des journées ou/et des périodes spécifiques que vous aurez déterminées. Vous pouvez ainsi adapter chaque paramètre aux besoins propres de vos différentes zones, à l’exception de la hauteur de coupe qui reste un réglage manuel. Ces options sont accessibles directement depuis la carte en appuyant sur l’icône de réglage (🟰), ou bien au moment de lancer une tonte ou de faire une programmation. Vous pourrez alors ajuster les points suivants :

  • Vitesse d’activité : Réglable de 0,2 à 0,6 m/s (soit entre 0,72 et 2,16 km/h), ce qui permet d’adapter l’allure du robot selon la densité de votre pelouse. Pour vous donner une idée, à 0,6 m/s, le Yuka mettrait environ 23 heures pour traverser Paris du Nord au Sud…
  • Espacement des trajectoires de coupe : Vous pouvez varier la largeur entre chaque passage de 8 à 12 cm. La largeur de coupe réelle étant de 19 cm, le robot assure ainsi un chevauchement plus ou moins important : plus l’écart est réduit, plus la finition est soignée, mais la durée de tonte s’allonge.
  • Angle de coupe de la trajectoire : 3 options possibles. La trajectoire optimale (allers-retours en U), le mode personnalisé (pour définir vous-même l’angle précis) ou le mode aléatoire où le robot choisit son sens à chaque démarrage.
  • Modes de trajectoire de tonte : 3 possibilités également. Le tour de périmètre seul, la trajectoire en zigzag et le mode quadrillage (tonte croisée pour un résultat impeccable, mais qui double le temps de travail).
  • Tour de tonte du périmètre : Pour des bordures nettes, vous pouvez programmer de 0 à 4 tours complets de la zone avant la tonte principale.
  • Mode détection d’obstacles : Ce réglage ajuste la sensibilité du système de vision. Trois niveaux (Désactivé, Standard ou Sensible) permettent de définir avec quelle prudence le robot doit réagir face aux objets mobiles ou immobiles.
  • Tours des zones interdites : Tout comme pour le périmètre extérieur, vous pouvez définir le nombre de passages autour de vos îlots (massifs, arbres, etc.). De 0 à 3 passages.
  • Ordre des itinéraires : Vous avez le choix de débuter votre cycle soit par la tonte des bordures (périmètre), soit directement par la surface centrale.

Dans tous les cas, que vous passiez par la tonte directe ou par la programmation, si vous avez plusieurs zones, il faut définir celle(s) que vous voulez tondre. D’où la remarque concernant la sélection manuelle de la hauteur de coupe. En effet, si vous voulez tondre des zones à des hauteurs différentes, vous ne pouvez pas le faire à la suite car la hauteur de coupe restera identique. Il faudra donc faire des activités différentes. Lors de la tonte, le pourcentage d’avancement et le temps restant sont affichés, ainsi que la surface à tondre. A noter que vous pouvez lancer une tonte depuis la page d’accueil du Yuka ou depuis la carte, en sélectionnant tondre.

Utilisation au quotidien

La mise en place a été assez fastidieuse. Comme vous avez pu le voir, les premiers pas ont été pour le moins compliqués, les barrières virtuelles ne fonctionnant pas et la détection des obstacles étant compliquée. Il était pour ainsi dire inutilisable dans notre configuration actuelle. Fort heureusement, la mise à jour a nettement amélioré les choses et il nous a enfin été possible de tondre sans encombre ou presque… après 6 mois cependant ! Remercions néanmoins Mammotion, qui fut vraiment à notre écoute. Nos retours ont été pris en compte, nos demandes d’améliorations entendues, et le tout s’est traduit par un mise à jour très convaincante.

Pour le reste, le Yuka Mini 2 est vraiment très silencieux, avec seulement 62 dB à 1 mètre. Autant dire qu’à une distance raisonnable, son fonctionnement passe inaperçu : on ne l’entend que très peu, voire pas du tout. Si vous habitez dans une zone touristique ou soumise à des arrêtés municipaux stricts interdisant la tonte le week-end à cause des nuisances sonores, ce robot va vous permettre de filouter. Vous tondre en toute discrétion, sans risquer de froisser le voisin.

Comme la marque nous y a habitués, la qualité de la tonte est très bonne, pour ne pas dire excellente. Nous sommes partis sur un passage en zigzag, ce qui permet un temps de tonte modéré et un résultat qui s’améliorera au fur et à mesure des passages. En effet, il peut toujours y avoir des loupés, comme parfois un phénomène d’ombre portée où le robot ne passe pas après un obstacle. Un phénomène qui n’est cependant pas permanent, les différentes tontes lui permettant de se décaler au fil du temps. Au final, l’ensemble du terrain finira bien par être tondu. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’application affiche en temps réel la durée estimée et le temps restant sur la carte. L’effet tapis que la marque annonce est un peu moins présent avec cette tondeuse car il ne propose pas de passage en quadrillé à date. Or, c’est précisément ce type de tonte qui donne cet effet. Malgré tout, le plateau mobile permet une tonte régulière et un rendu vraiment sympa sans peler le sol.

Pour maintenir cette qualité de coupe, il ne faut pas négliger le remplacement des lames dès que nécessaire. Au bout d’un certain temps, elles perdent tout leur tranchant et ne servent plus à grand-chose, comme on peut le voir sur la photo où une lame affichant 150 heures de tonte est comparée à une neuve. Elles arrachent l’herbe plutôt que de la tondre. Si vous commencez à observer une tonte moins nette, voire quelques ratés sur votre pelouse, commencez par inverser le sens des lames pour utiliser le côté non utilisé. Et 50 heures plus tard, changez les pour des neuves.

Mais tout se passe si bien que ça ? Non, bien sûr.

Tout d’abord, il a été nécessaire de mettre en place des zones d’exclusion car le Yuka venait taper en permanence sur les protections mises autour des arbustes du terrain. Et cela ne s’arrêtait pas là car il montait même sur ces obstacles, les bougeait et y restait bloqué. Cela est assez étrange du fait que même en l’absence de bumper, le moteur du robot doit détecter toute variation de vitesse, dont des arrêts brusques, et opérer un demi-tour. Et là, rien. De même, il se bloque de temps en temps en passant trop proche de sa base, voire en entrant quasiment dedans ! De façon plus compréhensible, il ne détecte pas les obstacles trop fins comme un filet. Nous l’avons plusieurs fois délivré de sa nasse. Por le coup, cela est plus logique de fait la finesse de l’élément, contrairement au fait de ne pas voir une bûche de bois. Donc attention à vos plantes les plus sensibles ! Malgré tout, une mise à jour récente semble avoir en partie atténué ce problème.

Concernant les zones d’exclusion, cela fonctionne bien, même si la précision moindre du pilotage en visu fait qu’il passe parfois un peu loin de la limite. Ce même biais de précision fait qu’il a parfois un peu tendance à déborder de la limite définie, de quelques centimètres seulement, mais suffisamment pour finir dans le filet vu précédemment. Au moins, il ne se perd plus sur la pelouse comme au début des tests. C’est déjà ça !

Autre point positif, l’entrée à la base se fait sans aucun problème ni loupé. Le système de guidage par infrarouge est réellement plus fiable que les docks avec fil basse tension (comme celui du Stiga A500 qui nous avait donné du fil à retrodre). D’ailleurs, le Yuka Mini 2 (Vision) n’a souffert d’aucune interférence, même avec un autre modèle RTK situé à 30 mètres de là.

Pour ce qui est de l’autonomie, nous sommes sur environ 1 heures 30 de tonte au lieu des 2 heures annoncées, mais cela s’explique par la complexité du terrain et le fait qu’il retourne à sa base dès que la batterie atteint 15 %. La charge, quant à elle, prend environ 2 heures, même s’il est possible de le relancer avant la fin du cycle. Cela dit, un robot tondeuse n’a pas les mêmes contraintes de temps que nous ; il peut donc prendre tout le temps nécessaire pour effectuer son travail à fond.

A noter que pour bien fonctionner en mode 100 % visuel, le Yuka Mini Vision a besoin de garder ses repères. Ainsi, l’absence de clôture comme dans notre test est un vrai défi pour lui car il n’y a pas de « marque » repérable de loin. Un environnement changeant lui pose aussi problème si par exemple vous enlevez un salon de jardin qu’il avait pris en référence. Avec le iNavy, cela n’est plus vraiment le cas, mais tout le monde n’a pas la couverture réseau nécessaire pour l’activer. Nous n’avons pas testé une version avec Lidar mais sur le principe, hormis une précision accrus, il semble probable que les conclusions sur le besoin de repères restent valables.

Parce qu’une vidéo vaut mille mots, nous vous invitons à regarder notre test complet sur YouTube. N’oubliez pas de vous abonner pour découvrir le Yuka Mini 2 en action et voir nos différents essais de tonte en conditions réelles !

En conclusion, le Yuka Mini 2 (ou Vision lors de sa première mise sur le marché) s’impose comme un robot tondeuse d’un bon rapport qualité/prix, à condition que votre terrain soit adapté. Pour ce qui est de l’utilisation, c’est la simplicité même : pas de fils, pas d’antenne RTK, on pose la base et sa navigation par triple caméra s’occupe du reste. Son installation est très rapide et son plateau de coupe flottant permet une tonte homogène et sans scalping. Il est fait avant tout pour les personnes ne voulant pas d’installation compliqué ou ayant un mauvais réseau GPS / 4G Particulièrement silencieux et léger, il va s’épanouir dans les jardins simples et clos où sa vision détecte efficacement les limites. La fonction DropMow (on le pose et il tond n’importe où) est aussi assez bien vue.

Cependant, les versions 500 ou « Vision » montrent vite leurs limites dès que le terrain se corse. Sans LiDAR ou GPS, le robot tondeuse peine dans les zones ouvertes, les passages étroits ou les jardins truffés d’obstacles complexes. Sa motricité en deux roues motrices le cantonne également aux pelouses peu accidentées, et l’on reste toujours sur sa faim concernant le réglage mécanique de la hauteur de coupe, qui gâche un peu la gestion multizones. Avec une autonomie intéressante, le Luba Mini 2 reste donc plus adapté à un jardin classique et dégagé. En revanche, pour les environnements plus torturés ou denses, il y a la possibilité, si vous avez un bon réseau 4G ou du Wi-Fi en extérieur, d’utiliser une navigation NetRTK. Sinon, il faudra lorgner vers une version LiDAR, plus musclée pour affronter l’adversité, mais aussi plus chère. A noter qu’il reste malgré tout des loupés au niveau de la détection d’obstacles, mais rien que la marque ne puisse corriger quand on voit le travail fait durant les 6 mois de ce test.

En résumé, le Yuka Mini est plus un robot des villes qu’un robot des champs. Il fera votre bonheur si vous disposez d’un jardin classique dans une zone pavillonnaire, un peu moins si le terrain est plus complexe. Il est proposé à partir de 899€ sans Lidar et 1299€ avec Lidar.

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Ai-je choisi Alexa ou m'a-t-elle choisi ? Disons qu’en tant que bêta testeur, c’est un peu les deux ! Et je ne regrette pas d’avoir rencontré notre assistante préférée ni cette aventure entreprise avec Alexien Modo. Technophile, autodidacte et aimant la vulgarisation, je cherche à rendre facile d’accès notre passion commune !