Google Assistant au cœur d’une enquête antitrust en Europe

Installé par défaut sur tous les smartphones Android, Google Assistant est dans le viseur de la Commission européenne de la concurrence qui vient de lancer une enquête antitrust le concernant. L'instance européenne cherche à savoir si le géant américain oblige les fabricants OEM à installer l'assistant vocal par défaut, voire les empêche d'en proposer un second sur leurs appareils. Bien que la réponse à la question ne fasse que peu de doutes, le géant du web assure n'avoir jamais transgressé la réglementation…

Google Assistant par défaut, une concurrence déloyale?

Les utilisateurs d'Android le savent bien, Google Assistant est omniprésent sur leurs appareils mobiles. Installé par défaut, il n'est pas aisé de le désactiver, encore moins de le remplacer par un concurrent. Une situation qui intéresse particulièrement la Commission européenne de la concurrence qui souhaite mettre au clair les pratiques de la firme de Mountain View en enquêtant sur des pratiques supposées anticoncurrentielles.

Le cabinet MLex, cité par Reuters, rapporte que l'autorité de la concurrence de l'UE a demandé aux fabricants de fournir toute preuve d'une obligation faite par Google de pré-installer Google Assistant et d'interdiction de faire de même pour ses rivaux. Le régulateur vérifie également si les utilisateurs d'Android peuvent utiliser au moins deux assistants vocaux en même temps et s'il est facile de le faire.

“Les fabricants peuvent choisir les assistants vocaux à installer sur leurs appareils et les utilisateurs peuvent également choisir les assistants à utiliser et à installer”, rétorque Google, arguant que son système d'exploitation Android offre plus de choix que toute autre plateforme mobile.

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En effet, si Google Assistant est bien activé par défaut chez quasiment tous les fabricants de smartphones Android, il est bien possible de le changer pour Amazon Alexa ou un autre assistant, ce qui n'est pas le cas chez son concurrent, Siri étant imposé par Apple sur iOS. Mais Google préoccupe tout particulièrement l'Union européenne du fait de sa position dominante, plus de 76% des smartphones vendus sur le vieux continent fonctionnant sous Android, ce qui laisse peu de chances aux assistants concurrents…

La Commission a annoncé qu'elle publierait un rapport final sur son enquête sectorielle au premier semestre 2022, après quoi elle pourrait bien lancer une procédure antitrust et infliger des amendes à Alphabet, la maison-mère de Google. Déjà condamnée à payer un total de plus de 8 milliards d'euros dans le cadre de trois affaires ces dernières années, l'entreprise risque une sanction financière allant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaire mondial.

Fasciné par Alexa depuis le jour où je l'ai reçue en bêta test, je me suis peu à peu passionné pour le sujet, avant de me décider à aller plus loin en créant un site avec Jean-Christophe. Une activité qui me permet d'étancher ma soif de nouvelles technologies et de partager mes découvertes sur la plus sympathique des communautés : Les Alexiens.